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Sur les traces de Lapérouse

(Expédition de la Marine Nationale 1964)

par Joel Deville (Président des anciens marins de Nancy et membre de l`AALE de Mannheim)

Avant d`entrer dans le vif du sujet, quelques mots sur mes débuts dans la Marine Nationale:

J`avais 15 ans lorsque le 1er mars 1962, je suis entré à l`Ecole des Apprentis Mécaniciens de la Flotte, située dans la presqu`ile de Saint Mandrier en face de Toulon. Ayant réalisé une bonne scolarité, en 16 mois au lieu des 24 initialement prévus, avec un classement général honorable et une excellente position  au cours de dessin m`ont permis, fin juin 1963, de choisir une affectation très prisée: campagne AL.FM.PAC Nouméa.

Il est vrai que sur le coup, je ne savais pas très bien ce que cela voulait dire, ou j`allais me retrouver, ni ce que j`allais y faire, mais peu importait, j`allais à l`autre bout du monde!

Après le 14 juillet, passé à défiler sur les Champs Elysées à Paris, je passe donc une dernière fois le porte de l`ècole des Arpètes pour une permission de 6 semaines dans ma Meuse natale. Pas besoin de vous préciser qu`habillé  en marin et avec le statut de grand voyageur , qui m`avait précédé grâce au tam-tam local, j`avais une côte dènfer dans le canton!.....

Moins drôle, par contre, fut la rafale de vaccins obligatoires.

Arrive, enfin, le 1er septembre 1963 et ma première affectation. Avec toute la joie que vous devinez, qui plus est c`´etait la première fois que je  voyais un avion d`aussi près, j`embarque donc à Orly, acev mon camarade Tridon (1er du cours de soudeur), pour ce qui allait être le début d`une sacrée aventure!

Athènes, Beyrouth, Karachi, Bangkok, Saigon, Port Darwin, Sydney et enfin, après 36 heures d`avion et des images plein la tête, la Tontouta en Nouvelle Calédonie. Ouf!.... mais il restait encore une heure de route caillouteuse pour atteindre Nouméa, sous un soleil de plomp!

De mon séjour à l`Unité Marine Chaleix, ou j`ai dû obligatoirement rencontrer , lors de mon mouvement  d`embarquement , notre camarade Julien Szylar, membre de notre amicale, alors Maître fourrier, je garde le souvenir vivace d`une éternelle d´couverte. Du pays bien sur, mais surtout d`une entrée dans la vie professionelle militaire beaucoup moins rigoriste que je ne le pensais. Mon travail, essentiellement matinal au service technique, consistait à dessiner des plans de restructuration de l`atelier, accessoirement  de vérifiér les extincteurs de la base et, avec la vedette amiral, de ravitailler au quai de l`île aux forcats, en face du port de Nouméa, l`aviso-dragueur F745 La Capricieuse, désarmé et qui fut détruit en 1965. Donc rien de très compliqué, d`autant qu`à partir de 14h00, nous avions quartier libre! Malgré cette dolce-vita, très vite, surtout en entendant les conversations des équipages de deux dragueurs ex-canadien, la Dunkerquoise et la Lorientaise, accostés au ponton de la base, j`avais compris que d`autres horizons étaient à ma portée, mais pour cela, il me fallait embarquer, ce qui était d`ailleurs mon objectif initial!

Mon premier embarquement:

 Après moult démarches, mais peut-être grâce à ma nomination rapide au grade de quartier-maitre de 2ème classe, en mars suivant  je suis affecté sur la Dunkerquoise, M 726, dragueur ex-canadien, mis en sevice en 1953, 50m de longueur, 2500 cv de propulsion par deux moteurs diesel, vitesse 15nds. l`équipage était composé d`un capitaine de Corvette, dont je ne me souvien plus le nom, Commandant le batiment, de l`Enseigne de Vaisseau de 1ère classe Bodart (actuellement CA 2s et Président de l`Adosm, association pour le développement des oeuvres sociales de la Marine), officier en second, d`un Enseigne de Vaisseau de 2ème classe, d`un Midship, qui rapidement  devient mon répétiteur en maths et physique, de 6(??) Officiers Miriniers et de 20 (??) quartier-maîtres et marins dont j`étais le plus jeune.

En fait, ce dragueur n`en avait que le nom puisqu`il n`en possédait plus l`équipement adéquat, ses missions relevaient uniquement de la représentation, du transport de personnalités et parfois de support de missions hydrographique. A ma grande satisfaction , très rapidement, départ pour Wallis et Futuna! Ce fut le début de 19 mois de navigation intense, sillonant le Pacifique Sud de long en large, depuis la Nouvelle-Guinée, les Îles Santa Cruz, les îles Salomon, Fidji, Samoa, Tonga, les Îles de la Polinésie Francaise pour un petit carénage à Papeete, Mooréa, Mururoa, Fangatofa, Hao, sans oubliér bien sur la Nouvelle Calédonie, les Loyautés, les Belep et bien d`autres endroits. En novembre 1964, la Dunkerquoise recu l`ordre d`organiser une deuxième expédition à Vanakoro.

L`aventure qui allat marquer ma vie commencait!

A ce moment de mon exposé, un peu de géographie et`d`histoire est nécessaire!

Vanikoro est une île d`environ 9 kms de long et 6 kms de large, située en Mélanésie à l`Ouest de l`Océanie, à environs 1300 kms au sud de l`équateur et 177 kms à l`Est de la Nouvelle-Guinée. Elle fait parite de l`Etat des îles Salomon, province de Temotu, longtemps sous domination Anglaise, indépendent depuis 1978.

Le XVIIIème siècle est un siècle des marins, de guerres, de tourmentes, d`explorations et de découvertes. Les hommes ont soif de mondes inconnus et c`est un Albigeois qui va être le maître d`oeuvre d`une grande aventure scientifique et humaine  dont l`issue tragique  devait assurer sa renommée à travers les siècles. Jean-Francois de Galaup, compte de Lapérouse, partait explorer le Pacifique.

Jean-Francois, fils d`une famille ayant fait fortune dans le commerce du pastel, naît le 23 août 1741 à Albi. A 15 ans, il quitte son pays pour Brest où il s`engage dans l`école des Gardes de la Marine. A noter l`étrange coincidence, puisque, moi aussi, je quittais ma Lorraine natale, à 15 ans, pour m`engager dans la Marine Nationale. Pris ensuite dans la tourmente de l`époque, Lapérouse sortira de la guerre de 7 ans contre la perfide Albion avec le grade d`enseigne de vaisseau, puis, de nouveau contre le même adversaire, mais cette fois avec le grade de capitaine de vaisseau, il mènera des combats épiques avec prise de vaisseaux anglais et capture des forts anglais dans la baie d`Hudson.

Mais si la France avait remporté une victoire importante sur le plan militaire, il était un domaine où elle semblait à la traîne  de l`Angleterre: celui des grandes expéditions scientifiques autour du monde.

En effet, entre 1769 et 1779, l`Anglais Cook effectua 3 tours du monde complétant de manière décisive  la carte de l`Océan Pacifique là où les quelques expéditions francaises, Bougainville, Surville et Dufresne, n`apportent aucune avancée significative. Le directeur des ports et arsenaux propose alors au roi Louis XVI et à son ministre de la marine un projet qui, au départ, n`a qu`un objectif commercial, à savoir étudier le commerce des fourrures qui s`opére entre la côte Est des Amériques et la Chine. Mais, très vite, le projet prend de l`ampleur et se pose comme la continuation et le parachèvement des voyages de Cook. Il doit aussi permettre d`assurer la présence stratégique de la France dans le Pacifique et de ne pas le laisser aux seules mains des Anglais.

Une grande expédition scientifique se prépare donc: Lapérouse en devient le commandant. Deux navires sont armés pour l`aventure: La Boussole et l`Astrolabe, deux flûtes de 500 tonneaux qui ont été préférées à de véritables navires de guerres parce qu`elles disposent d`un volume de cale important. Or la logistique pour un tel voyage est impressionante: 114 hommes, de l`armement, des instruments scientifiques, de la pacotille, des verroteries pour échanger avec des indigènes, et bien sur, de la nourriture, car si des ravitaillements sont prévus, il faut toujours maintenir un stock important à bord sur des mers inconnues, personne ne pouvant prèvoir la date exacte de la prochaine escale.

Une pléiade de savants se lance dans l`aventure avec Lapérouse et le 1er août 1785, c`est enfin l`appareillage de Brest, le grand d´part d`un voyage prévu pour quatre ans!

Les étapes se succèdent: En avril 1786, c`est l`île de Pâques, puis le cabotage le long des côtes Nord-ouest de l`Amérique pour compléter les blancs des cartes encore nombreux, puis Port-des Francais, ou Baie de Lituya, theatre d`un premier événement tragique qui devait prendre un aspect prémonitaire: deux canots chavirent sur des écueils au cours d`une opération de sondage de la baie........21 marins y laissent la vie.

Les navires entament ensuite une première traversée transversale vers l`Asie... Macao, Manille, les côtes chinoises, japonaises, la Tartarie. Prudent, Lapérouse envoie régulièrement un membre de l`expédition vers l`Europe pour rapporter les résultats. A paritr de septembre 1787, l`Astrolabe et la Boussole s`engagent dans une traversée Nord-sud vers les îles Samoa. Les navires subissent une série de tempêtes effroyables mais continuent leur course vers les terres australes. En décembre, un nouveau drame frappe l`expédition. En escale à l`île des Navigateurs pour un ravitaillement en eau, deux chaloupes sont assaillies par des indigènes: 12 hommes meurent dont Fleuriot de Langle qui commandait la Boussole. Les batteaux appareillent au plus vite.

Le 26 Janvier 1788, il y a exactement 218 ans aujourd`hui, Lapérouse et sa flotte arrivent à  Botany Bay, mouillage favorable au sud de la ville de Port-Jackson, qui allait devenir Sydney. Ils y restent le temps de reconstituer les vivres, soigner les blessés de l`attaque, raviver le moral et adresser à Louis XVI une lettre dressant le prochain programme d`exploration: la Nouvelle-Calédonie, la Nouvelle-Guinée et la côte occidentale de l`Australie.  

Ce sera lá la dernière trace écrite de l`expédition de Monsieur de Lapérouse puisque, appareillant le 10 mars 1788 et mettant le cap au Nord-Est, l`expédition disparaissait à jamais!

Le mystère Lapérouse commencait!.........   et les recherches pour élusider ce mystère aussi!

En 1791, une expédition, composée des flûtes la Recherche et l`Espérance commandée par Antoine Bruny d`Entrecasteaux, tente vainemant de retrouver les équipages.

En mai 1826, le capitaine marchand irlandais Peter Dillon fait escale sur l`île de Tikopia et remarque, suspendue au cou d`un indigène, une garde d`épée en argent de facture francaise.Les Mélanesiens, questionnés, lui aprennent qu`ils possèdent de nombreux objets rapportés de l`île voisine, à deux jours de piroque vers l`ouest, où deux navires avaient fait naufrage lorsque les vieux étaient encore des enfants. Dillon pressent qu`il s`agit des restes de l`expédition Lapérouse.

En 1827, le capitaine Dillon se rend à Vanikoro oû ils recueillera des insulaires leur version du drame: " Pendent une nuit de tempête, deux grands navires se sont brisés sur le récif. De nombreux corps mutilés par les requins se sont échoués sur le rivage. Les survivants se sont installés pendent six lunes auprés de l`embouchure d`une rivière, ou ils auraient construit une embarcation à deux mâts pour repartir en laissant sur place deux des leurs".

Dillon repart de Vanikoro sans autre découverte mais, en 1828, lors d`un nouveau bref passage, il découvre, dans le village de Paiou, une cloche qui fut parfaitement identifiée comme étant celle de l`Astrolabe!

Toujours en 1828, Dumont d`Urville, en exploration dans le Pacifique à bord d`un navire également appelé l`Astrolabe, découvrit à Vanikoro sur un haut fond, au milieu d`une large fausse-passe, l`épave d`un bâtiment échoué. D`après les premiers relevés qu`il en  fit et la récupération d`objest, d`une ancre de 900kgs, de 2 pierriers en bronze et d`un canon en fonte, il estima qu`il avait bien retrouvé les restes de l`expédition Lapérouse et que l`épave était l`Astrolabe.

En 1883, à l`instigation du Gouverneur de la Nouvelle-Calédonie, le Bruat, aviso de 2ème classe (1867-1886) de la Marine Nationale, commandé par le lieutenant de vaisseau Bénier, reprit des recherches. Des ancres, canons manchons en bronze ainsi qu`un pierrier du même métal furent remontés et des indices recueillis auprès du chef du village de Paiou permirent  d`en savoir un peu plus: un navire (à noter qu`il ne s`agit plus de 2 navires) s`est écrasé sur un pâté de corail, dans la fausse passe de Paiou, l`équipage a pu gagner la terre, s`est installé à l`écart du village, a construit une embarcation, et, au bout de dix lunes, est parti avec leur chef Pilo.

70 ans plus tard, en 1953, le Lotus, patrouilleur ex-dragueur de mines M658 (1944-1957) de la Marine Nationale, se rendit à Vanikoro sans resultat.

En 1956, le Tiaré, patrouilleur ex-dragueur de mines M646 (1944-1961), de la Marine Nationale, basé à Nouméa, se rendit à Vanikoro. Contrarié par le très mauvais temps, dans le chavirement de sa baleinière, il perdit tout son matériel de plongée.

En 1958, le Commissaire Résident de France aux Nouvelles-Hébrides (devenues depuis Vanuatu), monta une expédition qui, si rien de nouveau n`avait été découvert, permet de relancer l`intérêt historique.

En 1959, le vulcanoloque Haroun Tazieff se lanca, à son tour, dans l`aventure. Avec des moyens importants, mis à disposition par le Condominium des Nouvelles-Hébrides, et une équipe expérimentée dont M. Discombes, six ancres de plusieurs centaines de kilos, trois canons en fonte, des gueuses en fonte, des saumons de plomp, des boulets, un baril de clous, des barres de haubans, et quantité d`autres vestiges furent remontés et chargés sur le Tiaré venu à la rescousse.

Un monument fut construit sur le rivage, et, le 27 juin 1959, une cérémonie fut organisée en présence de Personnalités, dont le capitaine de frégate de Brossard commandant le Marine en Nouvelle-Calédonie, une section de marins du Tiaré rendit les honneurs.

Pour autant, le mystère n`était pas levé car où était la Boussole et que c`´etait-il passé?

Et c`est là qu`intervient le travail fantastique réalisé par M. Discombes, néo-zélandais fixé à Port-Vila, aux Nouvelles-Hébrides.

S`étant passioné sur le sujet et n`étant pas homme à renencer, en 1962, il découvre, à un plus d`un mille du site du naufrage de l`Astrolabe, dans une faille du récif extérieur, par 10 à 15 métres de fond, des formes de coraux ayant l`aspect d`ancres empâtées et un saumon de plomb, indentique à ceux qui sont déjà connus, portant la marque de l`Arsenal de Brest. 

En 1964, fort des trouvailles qu`il fit entre-temps et persuadé qu`il s`agissait là des restes de la frégate la Boussole perdue depuis 136 ans, il se d´cida à alerter les autorités francaises.

En mars 1964, sous la conduite du Capitaine de Vaisseau de Brossard, ancien Commandant d`Unité Marine Chaleix à Nouméa qui connaissait bien M. Discombes, une équipe expérimentée et la Dunkerquoise, de la Marine Nationale, se rendent à Vanikoro. Les médias n`étant pas, à l`époque , ce qu`ils sont aujourd`hui, ce n`est qu`au travers du livre "Rendez-vous avec Lapérouse à Vanikoro" édit France-empire, écrit par le Cdt de Brossard, que nous en connaissons les résultats........Et quels résultats!

En parler en totalité serait trop long, allons donc à l`essentiel. Le 20 mars 1964 sont remontés des vestiges très importants dont une cloche de bord formellement identifiée comme étant celle de la Boussole. A la base Marine, où je me trouvais à cette époque, cette nouvelle eut un effet retentissant.

Mais, maintenant que les sites du naufrage de la Boussole et de l`Astrolabe  avaient été clairement identifiés, il restait à trouver ce qui s`était véritablement passé et que sont devenus exactement les éventuels survivants.

Et c`est en novembre 1964 que La Dunkerquoise recut l`ordre d`organiser une nouvelle expédition à Vanikoro. Et lá, j`y étais!

Nous sommes donc partis de Nouméa avec toute la logistique en vivres et matériels nécessaires pour une mission speciale de 3 semaines. En plus du chef de mission le Médecin Principale de Marine Becker, nous avions embarqué quelques civils dont un monsieur, dont le seul nom que je lui ai connu est celui de "plastic". Ce seul nom suffit à déterminer sa t^che, vous l`aurez compris, celle d`employer les grand moyens pour déblayer le terrain.

Après 3 jours de navigation par bonne mer, ce qui n`était pas pour me déplaire n`étant pas amariné, nous entrons dans le lagon de l`île de Vanikoro et nous y mouillons. Première constatation, il fait très chaud, le taux d`humidité est très important.

L`organisation de cette mission était la suivante: L`équipage était divisé en trois services: l`un pour assurer la logistique à bord, soit toutes les fonctions normales en navigation, les diesels de propulsion devant pouvoir répondre à tous moments; l`autre vaquait aux autres tâches du bord: nettoyage des vestiges remontés, recherches dans le lagon, vérifications et entretien du matériel de plongée. Nous avons assuré aussi la remise en état sur l`île du monument à la à la mémoire de Lapérouse, l`Astrolabe et La Boussole, que je fus chragé de repeindre.

Le dernier service, constitué de l`équipage tous volontaires, effectuait les plongées et assurait la logistique des fouilles. Bien qu`étant le plus jeune du bord, j`avias réussi à être de ce groupe.  Pour tous, des moments de détente étaient régulièrement organisés à terre, dans une v´gétation luxuriante, et parfois certains passaient la nuit dans uns ancienne maison coloniale.

Notre première tâche fut de gréer deux canots à la manière d`un catamaran, chaque canot étant équipé d`une motogodille. Sur le ponton central, nous avions installé une échelle de remontée et une "chevre" pour remonter les charges. l`un des canots comportait le matériel de plongées, le compresseur d`air, et l`outillage  d`entretien ou de dépannage , l`autre un abri amovible de protection contre le soleil, le matériel de plastiquage et quelques vivres.

La deuxième tâche consista à donner aux volontaires les bases de plongées et à vérifier leurs aptitudes. Pour ma part, cela se passa sans encombre.

Tout étant prêt, les plongées pouvaient commencer. Notre objectif  étant d`en savoir plus sur l`épave de la Boussole, nous nous sommes dirigés sur la grande faille se situant à environ une quinzaine de minutes de navigation, sur la face extérieure de la barrière du lagon. 

Sitôt arrivé, nous mouillons deux ancres et un filin plombé comportant des marques de repérage de profondeur. Le groupe chargé des fouilles comprenait deux hommes en permanence sur les canots, quatre en plongée fouillant les récifs à la main, au pic, au marteau ou au pied de biche et deux plongeurs chargeaient dans un panier ce qui avait été trouvé, tout en surveillant les abords et prévenir de la menace  des requins qui rodaient aux alentours.

Chaque plongée durait  environs trente cinq à quarante minutes, y compris les paliers de décompression, souvent moins car nous n`étions pas des professionnels. La plupart du temps elles se situaient entre 10 et 15 mètres. Parfois, pour les plus expérimentés, le changement de bouteilles d`ais se faisait au fond. Régulièrement des charges de plastic étaient positionnées, aux emplacements désignés par le chef de mission, der manière à dégager tel ou tel endroit du corail et autres concrétions et, après remontée de l`ensemble des équipes, c`était "monsieur plastic" qui déclenchait l`explosion. Généralement cela se passait en fin de vacation de la journée car, après les déflagrations, les nuées de particules  en suspension rendaient la visibilité presque nulle.

40 années après cette aventure, je me souviens  encore parfaitement de mon émotion  lors de ma première plongée. Non pas à cause du décor de la faille, qui n`était  pas aussi somptueux que les récifs de coraux visités plus tard autour de la Nouvelle-Calédonie, mais j`avais parfaitement conscience, malgré mon jeune âge, de vivre des moments rares dans la vie d`un homme. C`est donc sans appréhension, mais tout de même avec une certaine crainte des "jean-louis " (surnom donné aux requins), que je vaquais aux tâches qui nous étaient confiées, avec recommandation de ne jamais m`éloigner du Médecin-Commandant de Marine qui était avec nous.

Durant cette expédition, ayant eu la chance de ne pas avoir trop eu de mauvais temps, je me souviens d`un matin oû le soleil brillait de tous ses feux. C`était le lendemain d`un plastiquage, des rayons de lumière rendaient resplendissent le fond de la faille.Comme tous, j`étais acharné à déblayer les éclats de coraux plus ou moins gros,........ puis une masse informe m`est apparue, qui s`avéra être un amas de clous à tête plate, ronde et large. Il me fût expliqué qu`ils servaient à protéger la coque des navires contre les attaques des tarets. Autre découverte que je fis personnellement , un disque bizarre de 3 ou 4 cms, plein de concrétions, qui, après nettoyage à bord, s`avéra être une pièce russe en argent. J`ai eu la chance de pouvoir délicatement décoller et de conserver une grande partie de cette gangue, sans intérêt scientfique, qui portait très nettement l`empreinte de cette pièce.

Durant 3 semaines, nous fimes découvertes sur découvertes: ancres, deux pierriers en bronze, tubes, meule à grains, pièces, clous,......

Certaines pièces comme ancres et canons ne purent, malgrè nos efforts être remontés. Le travail n`était pas très difficile bien qu`à la longue cela devanait éprouvant. Aussi, pris par notre frénésie de recherche, le médecin-commandant dut prendre certaines dispositions pour limiter les risques.

Au retour à bord, régnait une effervecence ordonnancée pour jeter un autre regard sur ce qui avait été trouvé. Puis, les plus minutieux, la plupart mécaniciens ou électriciens(aie, aie...j`entend déjà mes amis du pont rouspéter!) procédaient au nettoyage, avec les moyens du bord, donc marteaux, burins et topile émeri...!

La fin de cette mission est arrivée. Pour autant que je me souvienne, le Commandant et les responsables de l`expédition étaient satisfaits du résultat, même si nous ne savions toujours pas ce qui avait occasionné ces naufrages et ce qu`il était advenu des éventuels survivants.

Les mois et les années passèrent!.....

De temps à autre, je consultais les photos de mes périples mais, celles de Vanokoro avaient et ont toujours une saveur particulière. Ce n`est qu`une quinzaine d`années plus tard que j`appris l`existence d`une association Néo-Calédonienne, qui s`interessait activement à Vanikoro, à Lapérouse, à la Boussole et à l`Astrolabe. Mais, à l`époque, je ne me posais pas trop de questions, étant bien trop occupé par la vie familiale et professionelle.

Cependant, je m`étais toujours promis d`approfondir le sujet lorsque viendrait le moment de la retraite. Cette heure n`est pas tout à fait arrivée, mais la lecture assidue des Cols Bleus, surtout ceux de ces dernières années et Thalassa, émission de télévision bien connue, m`ont rattrapés avec leurs reportages sur l`association Salomon, qui a effectué de nombreuses expéditions  à Vanikoro.

Ce qu`ils ont réalisé est extraordinaire et Alain Conan a remarquablement bien transmis sa passion.

Cependant, je suis perplexe devant l`oubli des expéditions de la Marine Nationale avec la Dunkerquoise et des travaux du Commandant de Brossard en 1964.

A l`heure oû j`écris ces lignes, une nouvelle expédition de l`association Salomon vient de partir à Vanikoro, avec le concours du Patrouilleur Jacques Cartier, de la Marine Nationale.

J`envie l`équipage de vivre une pareille aventure, avec, je n`ai pas honte de le dire, une pointe de jalousie, et je suis impatient d`en connaitre tous les résultats!  

Joel Deville    

 

 

 

 

 

Auf den Spuren von Lapérouse

(Expedition der französischen Marine 1964)

von Joel Deville (Präsident der anciens marins von Nancy und Mitglied der AALE Mannheim

Bevor ich zum Kern der Sache komme, einige Wörter über meinen Anfang in der Marine Nationale:

Ich war 15 Jahre alt, als ich am 01.März 1962 in die Schule für die Lehrlingsausbildung der Flotte eingetreten bin, welche auf der Halbinsel St. Mandrier gegenüber von Toulon liegt.

Nach einer sehr guten Schulzeit von 16 Monaten anstatt 24 Monaten wie vorgesehen und einer sehr guten, ehrenvollen Benotung, konnte ich mir erlauben, Ende Juni 1963, mir eine sehr gesuchte Abkommandierung selbst auszusuchen: den Einsatz AL.FM.PAC Nouméa.

Es ist wahr, ich wußte nicht, was dieser Einsatz bedeutet, nicht, wo ich mich wiederfinden würde, nicht, was ich machen würde, aber das war nicht wichtig. Es war nur sicher, dass ich an das andere Ende der Welt fahren würde.

Nach dem 14. Juli 1963, wo ich an der Parade auf den Champs Elysées teilnahm, verbrachte ich noch einen Urlaub von 6 Wochen in meiner Geburtsgegend, der Meuse. Ich brauche nicht zu betonen, dass ich, in Marineuniform und mit dem Ruf eines Weltreisenden höllisch bekannt und beliebt war. Weniger schön, im Gegensatz dazu, waren die vielen vorgeschriebenen Impfungen.

Am 1. September 1963 bestieg ich mit meinem Kameraden Tridon zum ersten Mal ein Flugzeug und flog von Orly bis nach Neukaledonien, über Athen, Beyrouth, Karachi, Bangkok, Saigon und Port Darwin. Eine Flugreise von 36 Stunden und anschließend noch eine Fahrt unter einer bleiernen Sonne auf steiniger Strasse von einer Stunde bis nach Nouméa.

Von meinem Aufenthalt in der Marineeinheit Chaleix behalte ich die lebendige Erinnerung an das Land, aber vor allem über meinen Eintritt in das Berufsleben, welches weniger streng war, als ich dachte. Meine Arbeit bestand darin, morgens die Pläne der Werkstatt zu zeichnen, die Feuerlöscher zu überprüfen, mit dem Versorgungsschiff den am Quai der Forcats-Inseln (Sträflingsinseln)liegenden Aviso-dragueur F745 "La Capricieuse" zu versorgen und am Nachmittag ab 14 Uhr hatte ich Ausgang. Trotz diesem Dolce-vita, sehr schnell, hauptsächlich bei den Gesprächen zwischen den Besatzungen von zwei ehemaligen kanadischen Minensuchbooten, der "Dunkerquoise" und der "Lorientaise", welche am Ponton der Basis lagen, hatte ich verstanden, dass andere Ziele in meiner Reichweite lagen. Aber um dies zu erreichen, musste ich auf ein Schiff, was ja übrigens auch mein Ziel war.

Mein erstes Embarquement

Nach einigen Eingaben, aber vielleicht Dank meiner schnellen Nominierung zum "Quartier-maitre de 2ème classe" im darauffolgenden März, wurde ich der "Dunkerquoise" zugewiesen. Dieses Schiff wurde 1953 in Dienst gestellt, war 50m lang, hatte 2500 PS von 2 Dieselmotoren und erreichte eine Geschwindigkeit von 15 Knoten. Die Besatzung bestand aus einem Korvettenkapitän (Major) als Schiffskapitän, an seinen Namen kann ich mich nicht mehr erinnern, dem Enseigne de Vaisseau de 1ère classe (Oberleutnant zur See) Bodart als 2. Offizier, einem Enseigne de Vaisseau 2ème classe (Leutnant zur See), 6 Marineoffiziere und 20 Unteroffiziere und Mannschaftsgrade, wovon ich der jüngste war. Dieses Schiff hatte zwar die Bezeichnung Minensucher, es hatte aber keine diesbezügliche Ausrüstung. Seine Aufgaben bestanden einzig in der Representation, dem Transport von Persönlichkeiten und manchmal in der Unterstützung von hydrographischen Einsätzen. Sehr rasch kam die Abfahrt nach Wallis und Futuna. Es war der Beginn von 19 Monaten reger Schiffahrt im Pazifischen Ozean, nach Neuguinea, der Santa Cruz Insel, den Salomon-Inseln, zu den Fidji-, Samoa-, Tonga- sowie den französischen Südseeinseln und Neukaledonien, Loyauté-Inseln u.s.w.

Im November hatte das Schiff  "Dunkerquoise" mit einem zweiten Forschungsauftrag auf Vanikoro zu tun.

Das Abenteuer meines Lebens begann

An dieser Stelle ist ein kleiner Kurs in Geographie und Geschichte notwendig. Vanikoro ist eine Insel 9 x 6 km groß, in Melanesien, im Westen von Ozeanien, ungefähr 1300 km südlich des Äquators und 1700 km östlich von Neu-Guinea. Sie gehört zu den Salomon-Inseln, Provinz von Temotu und war lange Zeit von den Engländern besetzt, ist aber seit 1978 unabhängig.

Das 18. Jahrhundert war ein Jahrhundert der Marine, der Kriege, der Unruhen, der Erschließungen und der Entdeckungen. Die Menschen hatten Hunger auf die Entdeckungen der unbekannten Welten und es war ein Mann aus Albi, der zum Hauptauftragnehmer eines großen wissenschaftlichen und menschlichen Abenteuers werden sollte, dessen tragisches Ende seine Reputation über die Jahrhunderte sichern sollte. Jean-Francois de Galaup, Graf von Lapérouse startete, um den Pazifik zu erforschen.

Jean-Francois de Lapérouse wurde am 23. August 1741 in Albi als Sohn einer Familie geboren, welche ihr Glück im Handel mit Pastell gemacht hatte. Er verließ mit 15 Jahren seine Heimat, ging nach Brest, wo er sich in der Schule der Gardes de la Marine einschrieb. Zu notieren wäre hier, dass ich ebenfalls mit 15 Jahren mein heimatliches Lothringen verließ, um mich bei der Marine Nationale zu engagieren.

Anschließend, in den Wirren der Epoche, kam Lapérouse aus dem Siebenjährigen Krieg gegen das falsche und hinterlistige England mit dem Dienstgrad Enseigne de Vaisseau (Oberleutnant zur See) zurück, dann, wieder gegen den gleichen Gegner, aber dieses Mal mit dem Dienstgrad Capitaine de Vaisseau (Kapitän zur See) führte er heldenhafte Kämpfe mit der Eroberung von feindlichen Schiffen und der Besetzung von englischen Forts in der Hudson-Bay.

Aber, auch wenn Frankreich wichtige Siege auf dem militärischen Plan erreicht hatte, es gab einen Bereich, wo Frankreich im Schlepptau von England war: dem, der großen wissenschaftlichen Expeditionen rund um die Welt. Und wirklich, zwischen 1769 und 1779 verwirklichte der Engländer Cook drei Weltumsegelungen, bei welchen er die Karte des pazifischen Ozeans endgültig komplettierte und zwar da, wo die französischen Expeditionen unter Bougainville, Surville und Dufresne keine bedeutsamen Ergebnisse brachten.

Der Direktor der Häfen und Arsenale schlug  König Ludwig XVI und seinem Marineminister ein Projekt vor, welches am Anfang kein kommerzielles Ziel hatte. Man wollte den Pelzhandel studieren, welcher von der Ostküste Amerikas aus zwischen Amerika und China im Gange war. Aber, sehr schnell, gewann das Projekt an Breite und zeigte sich als Weiterführung und Vollendung der Fahrten von Cook. König Ludwig der XVI wollte auch die strategische Präsenz von Frankreich im Pazifik sichern, um diesen nicht allein den Engländern zu überlassen.

Eine große wissenschaftliche Expedition  wurde vorbereitet unter der Leitung von Lapérouse. Für dieses Abenteuer wurden zwei Schiffe aufgetakelt, die "Astrolabe" und die "Boussole", jede mit 500BRT, welche richtigen Kriegsschiffen bevorzugt wurden, weil sie über mehr Laderaum verfügten. Die Logistik für ein solches Unternehmen war beeindruckend: 114 Mann, Bordwaffen, wissenschaftliche Instrumente, wertloses Zeug und Glasperlen als Geschenke für die Eingeborenen und natürlich viel Verpflegung, da man in unbekannten Gewässern nie wusste, wo und wann man wieder Proviant aufnehmen konnte. Eine Schar Gelehrter begleitete Lapérouse und am 10. August 1785 liefen sie von Brest aus, zu einer Expedition, für welche 4 Jahre vorgesehen waren. Im April 1786 erreichten sie die Osterinsel, dann an der Nordwestküste von Amerika entlang, denn auf den Landkarten gab es noch viele weiße Flecken. Anschließend erreichten sie Port-des-Francais und die Baie de Lituya, wo ein erster tragischer Vorfall düstere Vorahnungen erweckte. 21 Mann starben, als zwei Boote an den Klippen kenterten. Die Schiffe fuhren anschließend Richtung Asien, Macao, Manila, entlang der chinesischen und japanischen Küsten. Lapérouse schickte regelmäßig einen Boten nach Frankreich, um über die Ergebnisse zu berichten. Von September 1787 an fuhren die Schiffe in südlicher Richtung zu den Samoa-Inseln und setzten trotz entsetzlicher Stürme ihre Fahrt in Richtung Australien fort.

Im Dezember ein neues Drama: bei einer Escale an der Insel des Navigateurs zur Trinkwasseraufnahme wurden 2 Boote von Eingeborenen angegriffen. 12 Männer starben, darunter Fleuriot de Langle, welcher die Boussole kommandierte. Die Schiffe lichteten schnellstens die Anker.

Am 26 Januar 1788 erreichten Lapérouse und seine Schiffe Botany Bay, nahe bei Port Jackson, das zukünftige Sydney. Sie blieben dort einige Zeit, um Lebensmittel an Bord zu nehmen, die Verwundeten zu pflegen und die Moral wieder zu heben. Lapérouse schickte dem König einen Brief, in welchem er die nächsten Ziele der Expedition ankündigte: Neu-Kaledonien, Neu-Guinea und die westliche Küste von Australien. Dies war die letzte schriftliche Spur von Monsieur de Lapérouse, da er am 10. März 1788 die Anker lichtete und die Richtung Nord-Ost nahm.

Die Expedition verschwand für immer....!

So begann das Geheimnis von Lapérouse......... und so begannen auch die Nachforschungen, um Licht in dieses Geheimnis zu bringen.

Im Jahre 1791 versuchte eine Expedition von 2 Schiffen, die "Recherche" und die "Esperance" unter der Leitung von Antoine Bruny d`Entrecasteaux vergeblich, die Besatzungen aufzuspüren. Im Mai 1826 machte der irländische Kapitän eines Handelsschiffs, Peter Dillon, Station auf der Insel Tikopia, wo er einen Einheimischen bemerkte, welcher einen silbernen französischen Schwertgriff am Hals hängen hatte. Die befragten Melanesier antworteten, dass sie noch viele andere Objekte hatten, welche sie auf einer Nachbarinsel, zwei Tage Fahrt mit der Piroge in westlicher Richtung entfernt, gefunden hatten, wo zwei Schiffe gesunken waren, als die Alten noch Kinder waren. Dillon ahnte, daß es sich um die Reste der Expedition Lapérouse handelte.

Im Jahre 1827 fährt Dillon zur Vanikoro-Insel und erfährt von den Insulanern ihre Version des Dramas. Während einer Sturmnacht wurden beide Schiffe gegen die Riffs geschleudert und sind zerbrochen. Sie haben viele von den Haien schlimm zugerichtete Körper am Ufer gefunden. Die Überlebenden bauten sich ein Boot mit zwei Masten und verliesen die Insel, wobei zwei zurück blieben. Dillon verließ die Insel ohne weitere Entdeckung, aber 1828, bei einer weiteren Passage, entdeckt er in dem Dorf Paiou eine gut erhaltene Schiffsglocke, diejenige von der "Astrolabe".

Im selben Jahr 1828 entdeckte Dumont d`Urville, auf Forschungsreise im Pazifik mit einem Schiff, welches ebenfalls  de Namen "Astrolabe" trug, das Wrack eines gestrandeten Schiffs, zwei Granatwerfer aus Bronze sowie einen Anker von 900kg und eine Kanone aus Gusseisen. Er dachte sich, daß er die Reste der Expedition Lapérouse wiedergefunden hatte und dass das Wrack die "Astrolabe" war. 

Im Jahre 1883 nahm das Geleitschiff "Bruat" von der Kriegsmarine unter Leitung von Kapitänleutnant Bénier die Forschungsarbeiten wieder auf. Anker, Kanone und ein Granatwerfer aus Bronze wurden geborgen und dem Chef des Dorfes (Dorfältesten) des Dorf Paiou gezeigt. Er gab an, ein Schiff (bemerkenswert ist, dass er nicht von 2 Schiffen sprach) wäre auf dem Korallenriff in der Fahrrinne von Paiou zerschellt. Die Mannschaft konnte festen Boden erreichen. Sie hätten sich außerhalb des Dorfs niedergelassen, ein Segelboot gebaut und hätten die Inselnach 10 Monden (Monaten) mit ihrem Chef Pilo verlassen.

70 Jahre später, 1953, die "Lotus", ein Patrouillenschiff, ehemals Minensuchboot (1944-1957) der Marine Nationale kommt ohne Resultat nach Vanikoro zurück.

1956, das Parouillenschiff "Le Tiaré" M646 (1944-1961) der Marine Nationale, mit Basis auf Nouméa, kommt nach Vanikoro. Aber, auf Grund des schlechten Wetters, verlor es sein gesamtes Tauchmaterial.

Im Jahre 1958 organisierte der Resident von Frankreich auf den Neuen-Hebriden eine Expedition, welche zwar nichts Neues entdeckte, aber das öffentliche Interesse wieder auf diesen Fall lenkte.

1959 beschäftigte sich der Vulkanologe Haroun Tazieff mit diesem Abenteuer. Mit erheblichen Mitteln, von der Regierung der Neuen-Hebriden bereit gestellt, sowie einem erfahrenen Team , darunter M. Discombes, konnten sie sechs Anker, drei Kanonen aus Gusseisen, ein Fässchen mit Nägeln und viele andere Überreste auf die "Tiaré" bringen, welche zur Unterstützung geeilt war. Ein Denkmal wurde auf der Küste gebaut und am 27.06.1959 mit einer militärischen Zeremonie eingeweiht. Eine Abordnung Matrosen von der "Tiaré" machte die militärischen Ehren.

Trotzdem, das Geheimnis war noch nicht geklärt, niemand wusste, wo die Boussole war und was damals geschehen war.

Es war der Moment, als Monieur Discombes, ein Neuseeländer, welcher in Port-Vila auf den Neuen-Hebriden wohnte, mit seiner fantastischen Arbeit begann. Er war begeistert von diesem Projekt und er war nicht der Mann, vorzeitig aufzugeben. 1962 entdeckte er, mehr als eine Meile vom Platz des Untergans der "Astrolabe" entfernt, in einer Felsspalte im äußeren Korallengürtel, in einer Tiefe von 10-15 m Korallenformen, welche den Anschein hatten, es wären von Korallen überwucherte Anker, was sich als richtig herausstellte. Sie trugen die gleichen Marken wie die bisher gefundenen vom Marinearsenal in Brest.

1964, nach vielen Funden, welche er zwischenzeitlich gemacht hatte, und der festen Überzeugung, dass es sich hier um die vor 136 Jahren verlorene "Boussole" handelte, entschied er, die französischen Behörden zu informieren.

Im März 1964, unter der Führung von Capitaine de Vaisseau (Kapitän zur See) de Brossard, ehemaliger Kommandant  der Unité Chaleix in Nouméa, welcher sehr gut M. Discombes kannte, kam ein erfahrenes Team auf der "La Dunkerquoise" nach Vanikoro. Die Presse war damals, zu dieser Epoche, noch nicht das, was sie heute ist. Nur durch das Buch von Commandant de Brossard "Rendez-vous avec Lapérouse à Vanikoro" kennen wir die Ergebnisse.......und welche Ergebnisse!

Am 20. März wurden wichtige Überreste an Bord gebracht, darunter eine Glocke, welche eindeutig als von der "Boussole" stammend identifiziert wurde. Auf der Marinebasis, wo ich mich zu dieser Zeit befand, waren dies aufsehenerregende Neuigkeiten.

Aber, jetzt, wo die Orte, an welchen die "Boussole" und die "Astrolabe" lagen eindeutig gefunden waren, fehlten immer noch Hinweise, was mit den eventuellen Überlebenden passiert war.

Es war im November 1964, als die "Dunkerquoise" den Befehl erhielt, eine neue Expedition nach Vanikoro zu organisieren.

Und ich war dabei!!!!

Wir sind von Nouméa abgefahren mit der gesamten Logistik an Lebensmittels und Material für drei Wochen. Nach drei Tagenerreichten wir die Lagune von Vanikoro und warfen Anker. Es war sehr heiß und die Luftfeuchtigkeit sehr hoch. Die Besatzung wurde in drei Gruppen für den Dienst eingeteilt. Eine Gruppe für die normale Arbeit an Bord eines Schiffs, die zweite Gruppe war für die Reinigung der Fundgegenstände und für die Instandhaltung des Tauchmaterials verantwortlich und die dritte Gruppe, lauter Freiwillige führte die Tauchgänge aus. Als jüngster an Bord erreichte ich, bei dieser letzten Gruppe zu sein.Wir hatten auch sichergestellt, daß das Denkmal von Lapérouse, der "Astrolabe" und der "Boussole" renoviert wurde. Ich selbst hatte die Aufgabe,das Monument zu streichen.

Für alle waren feste Ruhezeiten an Land organisiert, in einer wunderschönen Vegetation, und manche konnten sogar in einem ehemaligen Kolonialhaus übernachten.

Unsere erste Aufgabe war, zwei Boote miteinander zu verbinden (wie ein Katamaran), jedes dieser Boote war mit einem eigenen Motor bestückt. Wir brachten eine Aufstiegsleiter sowie einen kleinen "Aufzug" an, um die Fundstücke an Bord zu bringen. Auf einem Boot befanden sich die Tauchausrüstungen, der Luftkompressor und Werkzeug, auf dem anderen Boot ein provisorischer Sonnenschutz, das Plastiksprengmaterial und einige Lebensmittel.

Unsere zweite Aufgabe bestand darin, unsere Freiwilligen auf ihre Taucherfahrung und ihre Eignung zu prüfen. Bei mir selbst war alles in Ordnung.

Somit war alles bereit, die Tauchgänge konnten beginnen. Unser Ziel war, mehr über die Trümmer der "Boussole" zu erfahren und so fuhren wir in 15 Minuten zu der großen Felsspalte an der Außenkannte des Korallenriffs der Lagune. Unsere Gruppe bestand aus zwei Männern im Boot sowie vier Tauchern. Die Taucher stöberten mit den Händen, mit einem Hammer oder einem Hebel und luden alles was sie fanden in eine Korb. Vor allem mußten die Haie beaufsichtigt werden, welche in der Umgebung herumschwammen.

Jeder Tauchgang dauerte ungefähr 35 bis 40 Minuten, oft auch weniger, denn wir waren keine Fachleute. Die Tiefe betrug meistens 10 bis 15 Meter. Manchmal, für die Taucher mit der meisten Erfahrung, wurden die Flaschen auch in der Tiefe getauscht.

Der Plastiksprengstoff wurde an Stellen in der Tiefe befestigt, welche vom Expeditionsleiter ausgesucht wurden, vor allem, um Korallen zu entfernen. "Monsieur Plastic" löste dann die Explosion aus. Dies wurde normalerweise am Ende eines Arbeitstags gemacht, weil anschließend das Wasser durch die hochgewirbelten Stoffe fast undurchsichtig geworden war.

Während drei Wochen machten wir viele Entdeckungen. Wir fanden Anker, zwei Granatwerfer aus Bronze, Rohre, ein Kornmühlstein, Münzen, Nägel und vieles andere. Leider konnten wir manche Entdeckungen wie z.B. Anker und Kanonen auf Grund ihres großen Gewichts nicht an Bord bringen.

Auf dem Schiff reinigten die anderen Matrosen alle Entdeckungen mit den Möglichkeiten, welche wir an Bord hatten, z.B. Hämmer, Meißel und Schmirgelleinwand.

Das Ende der Mission war gekommen. Der Kommandant und die Verantwortlichen waren mit dem Ergebnis zufrieden, obwohl wir immer noch nicht wußten, aus welchem Grund die Schiffe untergegangen waren und was aus eventuellen Überlebenden geworden war.

Die Monate und die Jahre vergingen. Von Zeit zu Zeit betrachtete ich mir immer wieder die Bilder von meiner Reise, wobei die Bilder aus Vanikoro immer einen besonderen Reiz hatten.

Wegen meiner Familie und meiner Arbeit hatte ich keine Zeit mehr, mich mit diesen Angelegenheiten zu beschäftigen. Gleichwohl, ich hatte mir immer vorgenommen, meine Kenntnisse über dieses Projekt zu vertiefen, sobald ich einmal im Ruhestand sein werde.

Zur Stunde, in welcher ich diese Zeilen schreibe, ist eine neue Expedition auf dem Weg nach Vanikoro mit dem Patroullienboot "Jacques Cartier" der Marine Nationale.

Ich beglückwünsche die Mannschaft, dass sie ein solches Abenteuer erleben darf und ich schäme mich nicht zu sagen, daß ich sie beneide. Ich warte voll Ungeduld auf ihre Ergebnisse.

Joel Deville 

Amicale des anciens de la Légion étrangère de Mannheim e. V.  | amicalemannheim@aol.com